Notre déracinement, cette réalité de n'appartenir à aucun groupe, à aucune collectivité humaine nous conduira à notre perte. Le globalisme est un leurre que nos élites veulent imposer aux autres, mais certainement pas à eux-mêmes, pour preuve, cette culture de "l'entre-soi congénital", qui finira par les perdre aussi.
« L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir.
Le déracinement est une maladie. Il arrache l'homme à ses obligations et le livre à l'arbitraire. Le déraciné n'a plus que deux comportements possibles : tomber dans une inertie de l'âme presque équivalente à la mort, ou se jeter dans une activité qui tend toujours à déraciner, souvent avec les méthodes les plus violentes, ceux qui ne le sont pas encore. »
Weil, Simone (Philosophe Française 1909-1943), L'Enracinement (1949)
Simone Weil offre une clé pour comprendre à la fois la violence du système et la fragilité de ceux qui y adhèrent.
Le projet globaliste, la technocratie, sont des forces de déracinement qui détruisent nos identités, les communautés locales et les traditions.
Et la violence des "déracinés" (les élites mondialisées) contre les "enracinés" (ceux qui résistent au nom de libertés ou de valeurs anciennes) est une parfaite illustration de sa thèse.
Myrtille
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